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Alex-8 voici ton avatar en fond transparent, qu'est-ce qu'on dit?...

Posted on mardi 01 août 2006 à 19:16

Posted on mardi 01 août 2006 à 18:53 in iconographie - 0 comment
Posted on samedi 29 juillet 2006 à 17:03 - 0 comment
Posted on dimanche 23 juillet 2006 à 10:41 in iconographie - 1 comment

Le parlement afghan a voté mardi contre le projet de tournée internationale du Trésor de Bactriane, une collection inestimable d'objets d'art en or vieux de plus de 2000 ans, qui devait notamment être exposé au musée Guimet à Paris.

La tournée de plus de 200 pièces de ce trésor découvert en 1978 dans la plaine du nord de l'Afghanistan, l'antique Bactriane, conquise par Alexandre le Grand en 327 avant notre ère, devait permettre de lever des fonds pour la préservation de la collection et permettre de restaurer les pièces endommagées.

La majorité des députés se sont inquiétés de l'assurance des objets, des risques que des copies en soient faites, mais aussi de la sécurité de ce Trésor inestimable. Ils se sont donc opposés à ce qui aurait été la première tournée de ces antiquités hors d'Afghanistan.

Le gouvernement afghan avait été approché par le musée Guimet en France, mais également trois musées aux Etats-Unis, ainsi que par le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Autriche, la Corée du sud et même le Kazakhstan.

 

Mohammad Yusous Qanooni, le président du parlement, a plaidé en vain en faveur de l'exposition.

"D'un côté, certaines de ces antiquités, qui ont été endommagées, seront restaurées et, de l'autre, cette exposition montrera 5.000 ans de culture afghane", a-t-il déclaré.

"Cette exposition montrera la richesse de la culture afghane, au-delà de la guerre, des invasions et de la misère", a-t-il souligné.

Il n'a pas convaincu Fazelullah Mujadadi, une députée. Elle a souligné que le risque que l'on ferait courir aux objets ne valait pas la peine d'être couru.

"Que se passera t-il s'il y a un accident d'avion, aucune compagnie d'assurance ne peut payer pour ces objets anciens, uniques et à la valeur inestimable", a-t-elle lancé devant l'assemblée. De fait les objets seront assurés sur le modèle d'autres collections d'or déjà exposées hors de leur pays.

Shikria Barikzai, une collègue, craint pour sa part que des copies soient subrepticement glissées à la place des originaux. "Quelle garantie avons-nous qu'ils reviendront sains et saufs", a-t-elle dit.

Un autre député, Mir Ahmad Joyanda, n'est pas opposé au principe d'une tournée du Trésor mais pour lui c'est la partie afghane qui n'a pas encore les compétences requises pour établir les contrats et garantir la sécurité.

En 1978, des fouilles archéologiques avaient permis de mettre au jour six caveaux funéraires datant du Ier siècle. Les dépouilles étaient drapées dans des linceuls d'étoffe décorés de centaines de disques d'or et d'argent. Les fouilles avaient été interrompues par l'invasion soviétique.

Ensuite, toute trace de ce trésor de 21.618 pièces - dont 20.578 en or -, avait été perdue et il n'a été retrouvé qu'en 2003... intact.

En fait, la collection avait été transportée dans les coffres de la banque centrale d'Afghanistan en 1988 par le régime communiste, dans le plus grand secret. Les protagonistes de cette opération sont restés muets pendant des années.

Juste avant que les forces américaines ne les chassent du pouvoir fin 2001, les talibans avaient essayé de faire sauter les coffres de la banque centrale, mais avaient manqué de temps. Les extrêmistes religieux avaient déjà scandalisé l'opinion publique en détruisant, aux explosifs, les bouddhas géants de Bamyan.

En août 2003, le gouvernement afghan avait annoncé que le Trésor avait été retrouvé.

Depuis lors, une partie a été montrée lors d'une exposition très privée et pour un jour seulement en février 2005. Les objets avaient ensuite été remis dans les coffres pour des raisons de sécurité.

 

Posted on jeudi 18 mai 2006 à 12:37 in Afghanistan - 3 comments
Je viens de déjeuner avec une afghane qui parle le français (deux choses assez exceptionnelles). Cette élégante dame, d’un âge certain, a bien connu les talibans et leurs régimes. Elle m’a avoué plusieurs choses, dont une m’a particulièrement marquée  et que je souhaite vous faire partagée (malgré les commentaires souvent désagréables) ces femmes ont réussis à faire de la burqa un élément de liberté.
Sachant que toutes les femmes portaient la burqa, il était excessivement difficile de suivre dans le labyrinthe de rues qu’est Kabul sa femme en burqa, car toutes les burqa sont identiques et de dos elles descendent jusqu’aux pieds donc après 5 minutes de poursuite, l’objet de la filature était perdu, la femme pouvait donc se rendre librement  oùelle voulait.
En venant ici, je n’avais jamais pensé à cela, mais à présent ça me fait réfléchir, tout régime autoritaire  peut être corrompu et ce par les règles imposées par ce régime.
Posted on vendredi 12 mai 2006 à 14:03 in Afghanistan - 5 comments

Il y a peu de temps la première dame de France est venue ici, accompagnée du ministre étranger aux affaires, pour inaugurer un hôpital pour enfants. Ces deux  personnes étaient accompagnées d’une moumoute qui présente le vingt heures sur une très grande chaîne française et accessoirement président d’une association grâce à laquelle l’hôpital a été construit.

Lors de cette visite exceptionnelle, le ministre étranger aux affaires a officiellement déclaré qu’une exhibition de trésors afghans  sera réalisée l’année prochaine dans un grand musée parisien. Musée connu et reconnu pour ces arts asiatiques.  

C’est donc 250 objets (principalement des statues) qui ont été sélectionnés aussi bien par le gouvernement afghan et le Musée G. il y a un peu plus de six mois.

Il y a quelques jours alors que se prépare le catalogue de l’exposition, nous avons constaté une disparition d’une petite cinquantaine d’objets.

Il va de soit que quand on demande aux autorités compétentes où sont les objets disparus, la réponse est sans appel : Ces objets n’ont jamais existés…

Pourtant je me rappelle très bien avoir inventorié et restauré certains des objets n’ayant officiellement jamais existés. Alors que peut-être ma mémoire me fait défaut.

Alors j’ai fouillé partout pour retrouver des photos de ces objets, sachant pertinemment qu’ils existent et là toujours la même chose, je confonds les objets, bon peut-être mais confondre une statue bouddhique recouverte d’or (c’est l’une des seules que le musée possède) avec une vulgaire statue en pierre, tout de même.  

Enfin l’histoire aurait pu s’arrêter là, du patrimoine afghan il en disparaît tous les jours et personne n’en fait un pataquès.

Le reste des objets sélectionnés pour l’exposition a grand besoin d’une  restauration. Certains objets pourront être restaurés ici par le personnel hautement qualifié du musée, (qui recolle des vêtements en soie, centenaires, avec de la super glue ou qui n’hésite pas a vider une cartouche d’encre de stylo plume pour re-teinter un gilim…) certaines pièces fortement endommagées ont besoin de partir à l’étranger (en France, dans ce cas) afin de subir une restauration digne de ce nom. Mais (il y a toujours un mais ici) le gouvernement ne veut pas laisser partir ces pièces, qui rappelons-le vont faire l’objet d’une exposition à Paris l’année prochaine et sélectionnées par ce même gouvernement, par peur que les pièces sorties du pays ne réintègrent jamais le musée…

 

Le musée ou la villa d’un richissime afghan avant que celui-ci ne fasse commerce avec les américains de ces mêmes pièces ?

 

Posted on lundi 08 mai 2006 à 13:27 in Afghanistan - 11 comments

Le feta en berlingot qu'on déchire au couteau, mou comme du fromage à la crème;

les soldats afghans sur le trottoir d'une avenue encombrée, qui accrochent leur linge propre et font chauffer du thé près d'une tente kaki;

la ruelle du bazar de Macroyan où se côtoient le serrurier limant une clef, les joueurs de dames commentant un coup et le professeur d'harmonium ajustant ses instruments;

les meutes de chiens errants entendus la nuit, aperçus au détour d'un phare de voiture;

l'urinoir dans les deux salles de bain de la maison;

la couverture terne et rugueuse, l'armure de laine effilochée aux pourtours enluminés d'un trait vert, dépliant parfois des motifs discrets, rouges et blancs, qui protège la tête et le tronc des souffles de poussière, s'emploie aussi parfois comme nappe, tapis de prière, baluchon, mouchoir… et accompagne l'Afghan partout où il va;

l'électricité qui stoppe pour de bon vers 11 heures 04, la nuit;

le bonjour afghan récité la main sur le cœur :
Comment vas-tu?
Merci
Comment va ton père?
Merci
Comment va ton frère?
Merci
Comment va ton oncle?
Merci... ;

serrer à chaque occasion, cinq, six fois par jour, devant l'enclos de l'ONG, la main des tchaôkidor tout sourire;

les Afghans aux cheveux clairs, souvenir de l'occupation soviétique, qui auraient l'air d'Occidentaux si ce n'était de leur shalwar kamiz et de leurs manières, ainsi qu'une petite rouquine jouant dans un parc avec ses copines, et un bébé roux dans les bras d'une burqa bleue;

les quartiers résidentiels qui gravissent les montagnes;

les montagnes;

le bokhari incandescent au milieu de la chambre à coucher, et son tuyau de métal roussâtre qui se dresse vers le plafond, puis bifurque et s'enfonce dans le mur;

les bouquets de fleurs en plastique offerts pour un oui, pour un non;

les banderoles de tuniques et de pantalons amples, les shalwar kamiz, de burqas et de chaussettes humides, qui ornent par douzaines la façade des blocs à appartements Macroyan et les relient les uns aux autres;

le ministère afghan des Martyrs et des invalides;

planifier les rendez-vous, les trajets aériens, les achats, les sorties en évitant le vendredi, début de la fin de semaine et jour du culte, pendant lequel le travail est interdit;

les cerfs-volants qui font vibrer le ciel;

Salman Ali le chauffeur qui demande encore : « Bonjour, comment ça va ça va bien et toi? »;

les refrains électroniques qui servent de klaxon à plusieurs bicyclettes, sonate de Bach, cantique de Noël, La Vida Loca... ;

le kebab cuit sur le grill, de délicieux morceaux de viande suspecte et très épicée enveloppés par un nan emballé dans une feuille de journal, parfois accompagné de yogourt à la menthe, qu'on achète sur le trottoir;

être à Kaboul, à Kaboul, hey! être à Kaboul;

la collation de pois séchés et friables, d'amandes molles et de raisins jaunes déshydratés, qui dans une bouchée tient lieu de pâte d'amande;

les trous à scorpion, inoccupés en hiver, où l'on plonge une main afin d'ouvrir le robinet qui commande les valves du réservoir d'eau;

la ville noire la nuit;

croiser un cavalier, fier, vêtu d'une longue pelisse vert-bouteille, maniant une cravache enchâssée de pierres opalescentes, et sa monture qui s'en vont jouer au bouzkashi;

les prénoms de garçon, Azîz, Nour, Sahil, Goul, Dânish (chéri, lumière, plage, fleur, savoir)... les prénoms de fille, Mahtaab, Sherine, Zarifa, Sahar, Zohra, Arezo (lune, douce, bijou, aube, Vénus, espoir)... ;

les gamins qui portent leur cerf-volant sur le dos, telle une cape de super héros;

les chaises à trois roues conduites par des culs-de-jatte enturbannés, grâce à un pédalier incorporé aux guidons, qui évoquent les chaises roulantes du cent mètres aux jeux paralympiques;

les femmes en burqas bleues qui descendent la rue en souliers à talons hauts, rutilants et sonores;

les Afghanes qui portent la burqa retroussée sur la tête;

le nan sorti d'un four creusé à même le sol (la boulangerie est répartie en trois paliers : au troisième, un mitron pétrit la pâte et la jette en boule sur le plancher du deuxième palier où un autre mitron l'étend sur une pierre plate, maintenue entre ses jambes, et lui confère sa silhouette de poisson, lui sculpte des saillies, puis plonge la pierre dans le tandour et y laisse glisser la pâte qui colle aux parois, avant qu'un autre encore ne l'en retire en s'aidant de deux baguettes, une fourche et une bêche naines, afin de la remettre au caissier, au premier palier, affalé devant la vitrine, qui offre le nan par la petite ouverture, vous le vend, fumant, 6 afhganis);

le vieil agent de la circulation, sur Great Massoud Road, qui n'a plus la force de soulever sa petite pancarte Stop et n'en adresse pas moins des signaux aux gaz d'échappement peut-être;

la surprise, une tête d'ail, trois citrons, un bouquet de coriandre, que le marchand accroupi parmi les légumes, sur un trottoir de ruelle ombragée, glisse dans le sac à provisions, avec un sourire, pour nous remercier d'avoir payé un prix fou;

vivre dans la même ville que ma rousse;

le trio de musiciens, aux tablas, à l'harmonium et au rebaab, une guitare en forme de poireau;

Salman Ali le chauffeur qui, dans la fourgonnette, en écoutant une chanson en urdu, demande encore : « Do you understand? She signs You are yellow, I am red, Let's be orange », et camoufle tant bien que mal un sourire rougissant;

les bombardements de l'OTAN, le 11 septembre, les tanks, les avions de chasse et les hélicoptères dans Chicken Street, tissés sur des tapis pendus aux devantures des boutiques;

les petites filles qui quêtent non pas un dollar, mais un qalam, un stylo;

les chèvres qui regardent des deux côtés avant de traverser la rue;

les effluves de printemps en janvier kabouli;

les autobus et les camions bondés, peinturlurés de mille couleurs fulgurantes, chargés de paysages d'éden, de lions et d'aigles, d'yeux en amande, de slogans en anglais : King of the World, Kickin' Bus, Good Your Trip, aux pare-chocs harnachés de cent clochettes, et qui trompètent et tambourinent, carillonnent;

les buffles noirs et massifs menés à la baguette par un garçon de huit ans;

les barbes et les chevelures parcourues de reflets rouges, marbrures disparates du henné car il affine l'ouïe, cernant des paupières passées au khôl car il aiguise le regard;

le merci afghan en réponse à un compliment, cheshm hoy-e-shoma besyor makboul astand ou « vous avez de très beaux yeux »;

le jus de grenade ou de carotte violette, frais, versé dans de grands verres qu'on sirote sur le trottoir, devant le kiosque;

les routes de poussière, contemplées du haut de la TV Mountain, semées d'épaves, tanks, pièces d'artillerie, voitures calcinées, qui serpentent l'une au Nord vers la Vallée chlorophyllienne du Panjshir où les Tadjiks sont rois, vers Kunduz ou encore Shibargan chez les Ouzbeks, les Turkmènes, l'autre au Sud vers Ghaznî et jusqu'à Kandahar, berceau de l'univers Pachtoun, une autre à l'Ouest vers Herat où l'on parle avec l'accent persan, tout près de l'Iran, traversant Bamiyan en pays hazara, et une autre encore à l'Est vers Logar parsemée de nomades Kuchi, ou celle qui mène à Sar Obi, Jalalabad, puis Torkham...;

les trous forés par la guerre dans les murs des maisons, où nichent désormais les pigeons gris, les pigeons blancs;

les enfants qui lèvent le pouce ou saluent de la main et s'informent : « How are you? Are you fine? », ajoutant parfois :
« Where you from?
- France... Where you from?
- Afghanistan. »

Posted on jeudi 20 avril 2006 à 07:03 in Afghanistan - 0 comment

"

De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade…. Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille."

 

Joseph Kessel, Le jeu du roi, Paris, Del Duca/Plon, 1969

Posted on mardi 18 avril 2006 à 13:08 - 8 comments
 
 
Le Buzkachi est une sorte de polo sans règle, qui se joue avec le corps d'une chèvre. Les touristes assistent aux compétitions du mois de mars, qui sont celles du nouvel an (le Narwour) en Asie centrale.
Voici comment se présente une partie de « Buzkachi », l'une des plus anciennes traditions ouzbek. Les meilleurs « chavandozlar » (cavaliers) sont choisis par leur village pour leur force et leur courage. Les cavaliers doivent prendre la chèvre des mains du gagnant. Les « chavandozlar » se réunissent sur une ligne de départ. L'arbitre du « Buzkachi » jette le corps de la chèvre dans l'arène sous le nez des chevaux.
Un mur solide de « Chavandozlar » se jette en avant et le chaos règne pendant que chacun essaye de s'approcher de la carcasse. Un gagnant réussit à l'attraper et il s'échappe avec un cri de victoire. Tous le poursuivent. On réussit à lui reprendre l'animal. Un autre le fait tomber sous les pieds des chevaux lancés au galop
La victoire sera pour celui qui réussira à franchir la ligne d'arrivée avec la carcasse. Tous les cavaliers sont contre lui pour lui prendre la chèvre et gagner le prix, malgré la violence des coups. Enfin, l'un d'eux réussira sous les applaudissements
 
Posted on lundi 17 avril 2006 à 13:04 - 4 comments
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