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Alex-8 voici ton avatar en fond transparent, qu'est-ce qu'on dit?...

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De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade…. Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille."
Joseph Kessel, Le jeu du roi, Paris, Del Duca/Plon, 1969



Le bâtiment qui abrite le musée a été construit, pour la première fois en 1919 (puis reconstruit en 2004, car détruit sous le régime des talibans notamment), mais il n’avait pas pour vocation d’accueillir un musée, mais étant située en face de l’ancien Palais royal de Darul-a-Man, les autorités de l’époque pensaient faire de ce lieu un « pole culturel », il est bien envident partant de ce constat qu’aucune mesure pour garantir la sécurité des visiteurs et des collections n’a été prévu, si le feu venait à se déclarer à l’intérieur du musée les pompiers mettraient 20 minutes avant d’arriver sur site, c’est plus de temps qui n’en faut pour réduire en cendres la plupart des collections du musée. De plus le personnel du musée ne connaît pas le numéro de téléphone à composer afin de joindre ces pompiers, il n’y a pas non plus de plan d’évacuation, je vous laisse donc imaginer le carnage en cas d’incendie.
Quant a la collection textile elle s’est développée en 1985 avec l’acquisition de différents vêtements et accessoires de groupes ethniques différents (Baluch, Turkmen, Uzbek, Kabul, Tajik, Kuchi, Pashtun, Hazara, Nuristani, Swat), mais face aux lacunes financières, les acquisitions ont, dramatiquement, baissées jusqu'à la dernière campagne de 2004.
Ce sont les vêtements féminins qui représentent la majorité des objets textiles, quant au groupe ethnique les objets Pashtun sont les plus représentées. Dans ce pays ou l’on connaît l’influence et la prédominance des pashtus, ainsi que leur force d’action, est-ce un hasard ?....
Le renouvellement de visa est une chose qui relève du parcours du combattant. Il faut se lever tôt, la première étape : chercher la fiche de renseignements pour cela il faut se rendre au ministère des affaires étrangers, service passeport. Une foule compacte, des afghans pour la plupart, barre souvent l’entrée car il faut montrer pâte blanche afin d’accéder au saint croc saint service et l’interrogatoire commence : pourquoi suis-je ici, pour combien de temps accord, etc. Et avant d’avoir le fichu papier il faut bien entendu donner un petit quelques choses au préposé à la fiche de renseignement. Dix afghanis font souvent l’affaire mais parfois cet employé du service publique afghan peut se révéler plus gourmant en demandant pas moins de 100 afghanis (soit 2 dollars) il aura bien prit la précaution de te garder ton passeport, ensuite il faut se rendre à la banque centrale d’Afghanistan, l’entrée y est scrupuleusement gardée par des gardes armes qui regardent (d’un œil torve) et fouillent, minutieusement, tout le monde (sauf les femmes bien entendu, mais il est rare qu’une femme se rende dans ce genre d’endroit), il faut ensuite passer encore deux contrôles à l’intérieur même de la banque avant d’accéder au guichet réservé aux personnes étrangères, mais ce sera tellement simple si les personnes chargées de la sécurité ne te demandaient pas ton passeport afin de justifier de ton identité, tu argumente en essayant d’expliquer que ton passeport et au ministère des affaires étrangères pour le renouvellement de visa, alors on t’explique que sans passeport tu ne peut pas entrée dans la banque et qu’il faut aller le rechercher, mais si je récupère mon passeport je n’aurais pas la preuve du dépôt donc pas de possibilité d’acheter le timbre fiscal après une bonne demi heure et comme tu as l’air sincère on te laisse entrer dans la banque pour t’apercevoir que l’employé préposé à sa tache n’est pas dispo puisqu’il boit son thé et une fois le thé fini il faudra qu’il se dégourdisse les jambes avant d’aller faire une photocopie après il peut éventuellement te rependre que le guichet et pour l’instant fermé et qu’il va falloir attendre oh une bonne heure avant qu’un autre employé prenne la relève, alors tu propose à la personne qui t’accompagne de revenir un peu plus tard dans la journée, la réponse est toujours la même : « mais voyons tu n’y pense pas cela est impossible si ils ouvraient plus tôt et fermaient plus tôt… » Bon des afghans pris d’une dose de bonne conscience en ouvrant plus tôt, ce serait du jamais vu…
Alors tu attends, je pense tout de même qu’ici les heures sont plus longues que partout ailleurs car il n’est pas rare de patienter deux heures voir un peu plus afin de payer un visa, sans oublier la commission a l’employé qui a fait un gros effort pour ne pas sourire ni être aimable avec les personnes qu’il avait en face de lui. A ce moment tu te dis que c’est bientôt fini, et bien non. Avant de pouvoir prétendre à obtenir le visa, tu dois repasser par le premier bureau afin de donner le timbre fiscal et la preuve que tu as bien payé pour l’obtention du visa sans oublier une petite commission et donc de là tu peux partir au ministère de l’intérieur afin d’obtenir ton visa, dans le meilleur des cas sous 8 jours mais comme toujours ici avec un peu de monnaie tu l’aura sous 48 heures, pendant ce temps tu es coincé chez toi ou au bureau sans pouvoir trop sortir car ici le passeport est indispensable afin de bouger.
Demain c'est un grand jour pour l'Afghanistan, la collection Ai Khanum va quitter les sous-sols du ministère ou elle était cachée depuis plus de dix ans pour rejoindre le Musée National ou elle va pouvoir enfin être inventoriée, conservée et restaurée en vue bien entendu d'être un jour presentée au public.